Review – Burn the Witch par Prince7

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Synopsis : « Historiquement, 72 % des décès à Londres sont liés aux dragons, des êtres fantastiques invisibles pour la majorité des gens. Malgré tout, certaines personnes leur ont tenu tête. Seuls les habitants de la partie cachée de Londres peuvent voir ces créatures. Mais parmi eux, à peine quelques rares élus deviennent des sorciers ou des sorcières, seuls êtres habilités à entrer en contact avec eux. »

Staff :

  • Réalisation : Tatsuro Kawano
  • Character Design : Natsuki Yamada
  • Directeur artistique : Kunihiko Inaba
  • Directeur de la photo : Kasumi Togo
  • Musique : Keiji Inai
  • Histoire originale : Tite Kubo
  • Studio d’animation : Studio Colorido
  • Nombre d’épisodes : 3 x 20 minutes
  • Disponibilité : 16 novembre 2021
  • Prix de vente éditeur : 24,99€

Edition blu-ray

Qualité technique :

Burn the Witch est sorti au Japon au cinéma dans un format film tandis qu’en occident il a été diffusé chez Crunchyroll dans un format de 3 épisodes d’environ 20 minutes.

Quand le film eu droit à son édition blu-ray au Japon, c’est le format épisodique qui fut utilisé, ce qui est aussi le cas sur l’édition blu-ray que nous propose Kazé.

Il est important de le préciser car ça indique que ces deux éditions seraient issues d’un même master et rend donc la comparaison très pertinente (d’autant que les deux éditions nous proposent l’œuvre sur un BD25).

La production de Burn the Witch pose problème, du colorbanding est présent dans le master sur certains plans, majoritairement dans l’épisode 3.

Un dithering (c’est-à-dire du un léger grain numérique) a donc été appliqué au master pour réduire ce colorbanding, celui-ci est efficace sur le blu-ray japonais, limitant grandement la casse malgré certains plans toujours très affectés.

Cependant le blu-ray de Kazé ne gère pas bien ce dithering malgré un débit moyen plutôt élevé, ce qui a pour conséquence non seulement d’introduire du colorbanding mais aussi une pixélisation dans les dégradés.

Certaines scènes s’en sortent bien mais beaucoup d’autres se retrouvent fortement affectées ce qui gêne grandement au visionnage.

Le colorbanding est très visible dans les cheveux de Noel ainsi que sur les dragons, zones à forts dégradés et malheureusement omniprésents sur la totalité du métrage.

De plus, la pixélisation dans les dégradés devient particulièrement gênante sur un écran OLED où certaines zones de l’image dans l’épisode 3 ont tendance à scintiller fortement, ce qui était aussi le cas sur le blu-ray japonais mais de manière beaucoup moins prononcée qu’ici.

Ce défaut m’était presque invisible sur un écran LCD mais devient un vrai problème sur un téléviseur OLED qui peut afficher plus d’information dans les zones sombres.

En somme, c’est un encodage très décevant qui empire plus on avance dans l’œuvre, l’image devenant de plus en plus exigeante.

Le problème vient ici uniquement des outils utilisés par Kazé, le BDFR et le BDJP avoisinants tous les deux un débit moyen de 35mbps.

Kazé devrait mettre à jour ses outils et passer à un compresseur H.264 plus performant tel que x264 qui permettrait une bien meilleure gestion du dithering appliqué sur le master.

Mediainfo de l’épisode 1 BDFR: https://pastebin.com/Abk3nQK2

Comparatif BDFR / BDJP : https://slow.pics/c/MZtjHr3y

Captures d’écran supplémentaire BDFR : https://imgur.com/a/a0EAZjA

Qualité sonore :

Deux pistes audios sur ce blu-ray.

La VO est en PCM 2.0 48kHz 24bit.

La VF est en PCM 2.0 48kHz 24bit.

Ce sont donc deux pistes non compressées offrant un son d’une grande clarté permettant de bien profiter des scènes d’action de Burn the Witch.

La VO est convaincante, je ne suis pas juge sur la VF.

Edition :

Un boitier amaray dans un fourreau en carton, l’illustration de celui-ci est différente de celle du boitier.

Le fourreau est joli, ne présentant pas de bande bleu, proposant un design sobre avec une belle illustration sur la face avant.

On trouve aussi une carte plutôt jolie des deux protagonistes de l’œuvre.

Il est toujours dommage de ne pas avoir de fond dans le boitier, on se contente d’un blanc qui fait vide alors que le cadrillage rouge était une évidence à proposer sur l’arrière de la jaquette.

La traduction est celle disponible sur Crunchyroll mais on ne récupère pas les incrustations permettant de traduire les synthés.

En VOSTFR cela pose problème car ces derniers apparaissant lors de dialogues, ils ne sont donc pas traduits en sous titres.

En VF les synthés sont traduits en sous-titre puisqu’il n’y a pas de dialogue à afficher.

Ceci témoigne encore une fois d’outils dépassés utilisés par Kazé, ne permettant pas l’affichage de plusieurs sous-titres à la fois ou bien l’utilisation d’incrustations.

Ces incrustations auraient pu être brulées dans l’image pour permettre leur inclusion comme c’était fait sur les premiers coffrets My Hero Academia ou bien les coffrets Captain Tsubasa mais ce n’est pas le cas ici.

C’est encore une fois décevant de voir Kazé revenir en arrière sans raison plutôt que de s’améliorer.

On ne retrouve aucun bonus sur le disque, l’édition japonaise ne proposait que des bandes annonces et les génériques sans crédits.

Photos du coffret : https://imgur.com/a/wzWl9sC

Avis sur l’œuvre :

Burn the Witch propose une production de grande qualité visuelle et un duo agréable mais un scénario bien trop expéditif.

En une heure, l’œuvre a du mal à épanouir son univers, introduisant des personnages immédiatement laissés de côté et des concepts trop peu exploités pour être satisfaisants.

C’est dommage car l’univers de Burn the Witch semble très vaste et aurait mérité un film ou un anime plus long (je n’ai pas vu Bleach mais le lien entre ces deux univers semble insignifiant).

Le final m’a aussi grandement déçu, étant assez expéditif et n’offrant pas une conclusion satisfaisante.

Je reste donc sur ma faim avec Burn the Witch, un grand potentiel que je pense gâché par une durée trop courte et un manque de direction dans son scénario.

J’espère un jour voir cet univers s’étoffer et proposer un contenu plus riche que ce qui est présenté ici.

Conclusion : Kazé ne nous offre ici pas une qualité vidéo digne d’un blu-ray. La première moitié de l’œuvre s’en sort mieux car moins exigeante que la seconde mais ça reste du travail ne répondant pas aux attentes du support. Le blu-ray japonais est dans un bien meilleur état en utilisant le même master et le même espace de stockage, Kazé n’a donc aucune excuse, cette édition devrait être presque identique ou même meilleure que le disque japonais mais ce n’est absolument pas le cas ici.

Ajoutez à ça l’absence de synthés traduits et un plein tatif pour une œuvre d’une heure, on est en droit de questionner les décisions prises par Kazé sur cette édition.

La diffusion Crunchyroll a beau disposer d’un débit bien inférieur, l’image n’est pas si différente de ce qui est proposé sur ce blu-ray et est parfois même meilleure.

Il m’est donc impossible de recommander l’achat de ce blu-ray, surtout que la VF est elle aussi disponible sur Crunchyroll.

S’il est question d’archiver cette œuvre, alors il vaut mieux attendre une baisse de prix car à 24,99€, votre argent peut être investi dans de bien meilleurs blu-rays que celui-ci.

Achat non recommandé

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