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C’est au tour d’Umizugi, co-animateur de BakastTV au côté de Philippe Bunel de nous présenter son animathèque idéale.

Les titres indispensables à avoir

  • King Gainer (Kazé – uniquement en DVD)

Il n’y a pas que Gundam dans la vie : La Communauté de l’anneau

Si aujourd’hui Yoshiyuki Tomino est synonyme de Gundam, il ne faut pas oublier que le monsieur a bien d’autres créations a son actif.

Précurseur de l’animation destiné a un publique adulte, le coté absolu de ces dénouements lui a valu le doux surnom de Minagoroshi no Tomino (Kill em all Tomino) et malgré que toutes ces œuvres ont ce trait commun d’un monde en crise, conflictuel voire carrément dystopique. La nature cyclique des œuvres qu’il réalise oscillent toujours entre le sombre et l’enjoué, même dans l’univers Gundam (ZZ ou G reko en sont un exemple).

King Gainer s’inscrit dans cette dernière catégorie. Vague adaptation de La Compagnie des glaces de G.-J. Arnaud, la comparaison s’arrêtera à leur univers similaire. Le ton est d’ailleurs donné d’entrée par un opening qui pour moi constitue une véritable note d’intention à toute cette série. Couleurs vives, humour, design riches et colorés et animations fouillées… Si King Gainer n’est pas sans défauts, que ce soit par exemple les dialogues ou la narration, c’est par son univers et ses personnages qu’elle est arrivée à me combler.

  • ConRevo – La narration c’est du béton – (Kana Home Video)

Dans le paysage de l’animation japonaise d’aujourd’hui, avec plus de 200 séries par an, il est assez compliqué de s’attacher à une œuvre. Mais s’il y a bien une série qui a réussi à me surprendre, se serait ConcretRevolution.

Création originale des studios Bones, la série s’inscrit plastiquement dans ce que le studio sait faire de mieux. Même si l’animation est inégale, elle reste assez bien dosé pour offrir de très beau moments là ou il faut quand il faut.

C’est surtout par sa narration que ConRevo a su briller à mes yeux. En effet, le créateur et scénariste de la série, Aikawa Shou, en plus de nous offrir une véritable lettre d’amour à la pop culture (et plus précisément à ishinomori (Kamen Rider)), il est aussi un habitué des scénario tortueux (Neo Ranga). Dans ConRevo il fait le paris de ne jamais prendre le spectateur par la main. En effet en plus d’une narration antichronologique, il n’en fini pas de faire des parallèles avec des faits historique bien réels et propres à chaque époque. Ces éventements servent de clés au spectateur qui voudra faire l’effort de s’y intéresser pour dénouer l’intrigue et remettre tout cela dans l’ordre.

  • L’Ïle au Trésor – Des acquis en or. (All The Anime)

Si le regretté Osamu Dezaki a marqué de sa patte l’animation japonaise avec plus de 40 séries, une réalisation si reconnaissable, et où l’économie devient un véritable art, il faut faire le triste constat qu’aujourd’hui, ses œuvres en Bluray sont assez peu représentées.

l’île au Trésor s’éloigne assez peu du roman original. Mais l’adaptation qu’en fait Osamu Dezaki brille par sa narration et sa rythmique exemplaire qui, si elle ne laisse pas l’action de coté, prend le temps de faire vivre les personnages. Le sublime character design de Sugino Akio, assez singulier pour l’époque, fait de la série une œuvre intemporelle, qui n’a pas à rougir de ses 42 printemps.

  • Lupin The 3rd – Franchir la ligne rouge. (Black Box)

Car si je ne devais garder qu’une adaptation de Lupin, ce serait celle-ci.

Je vous vois venir avec vos « mais !? Cagliostro », mais je dois être honnête : si Cagliostro est un très beau films aux qualités multiples,il n’en reste pas moins une exception dans la franchise. Miyazaki ne fait pas une adaptation de Lupin, il y fait jouer Lupin dans un Miyazaki.

Là où Takashi Koike arrivait à cristalliser la singularité de la licence tout en y insufflant la démesure et la folie qu’elle mérite, LUPIN THE THIRD: THE WOMAN CALLED FUJIKO MINE comblait déjà mes espérances. Pourtant, absolument rien ne me préparait au choc du film Goemon. Là, on touche au sublime.

D’ailleurs, malgré 2 visionnages de suite dans la même soirée avec l’ami Phillipe (Bakast), je n’en revenais toujours pas.

Un must !

  • Five Stars Stories – L’anime 5 étoiles (Dybex)

Impossible. Voilà le premier mot qui me vient à l’esprit.

Impossible car Mamoru Nagano doit être l’un des artistes les plus versatile que je connaisse. Un jour musicien, souvent styliste, toujours artiste et artisan reconnu, mangaka sur le retour, réalisateur excentrique , mecha et character designer de génie, chacune de ses casquettes mériteraient un paragraphe.

Impossible à résumer, car Five Stars Stories est une œuvre encyclopédique qui s’étend sur 14 volumes, à la timeline et aux événements complexes. L’intégration du fantomatique film Gothicmade à l’univers FFS n’arrangeant pas les choses.

Impossible d’assouvir l’envie d’en voir plus, car cet OVA de 66mins (aux 5 minutes de dénouement éblouissant), n’est qu’un infime fragment de FFS. Hélas, rien d’autre n’est disponible chez nous et ne le sera peut-être jamais.

  • Initial D – Speedboy – (Kazé)

Je pourrais vous vendre InitialD de mille et une facon differente, mais le plus important c’est qu’il n’est jamais trop tard pour ecouter de l’Eurobeat.

Les titres rêvés

Zambot 3 – Il n’y a pas que Gundam dans la vie : Les 2 Tours

Soyons clairs : Zambot 3 n’est pas un chef d’œuvre de production, ni même un exemple d’écriture. C’est surtout la genèse de ce qui sera abordé dans Gundam ou Ideon.

D’abord, c’est l’une des rares séries pré 79 où l’on s’attarde sur les victimes collatérales. Une partie de l’intrigue tourne autour des Bakuhatsu Ningen, ou en français les Hommes Bombes. Des civils capturés et transformés en bombe par le méchant Butcher et relâchés ensuite pour rentrer chez eux.

D’ailleurs si Butcher est l’antagoniste, il joue aussi le comic relief de la série et chacune de ses apparitions est un festival burlesque. Il est d’ailleurs déstabilisant de se voir s’y attacher bien plus qu’aux personnages principaux.

Ces derniers ont la particularité d’être tous de la même famille. Singularité qui rend leur relation très conflictuelle et brutale, car comme chacun sait, on ne montre son vrai visage que chez soi.

Heart Cocktail – Plastique Love.

Heart Cocktail est l’adaptation du manga éponyme écrit par Watase Seizou. Mangaka mais aussi artiste d »illustration pour la publicité, son style ainsi que son travail de la couleur sont reconnaissables entre mille. Le monde de la communication faisant qu’il n’a pour moi nul autre pareil pour traduire des ambiances, émotions, voire des histoires, en un seul dessin. L’adaptation de Heart Cocktail se base sur ce travail minimaliste et est plus proche d’une galerie, d’une illustration ou d’une page manga animée, qu’une adaptation télé classique.

Les musiques de Matsuoka Naoya (et de Shima Ken un peu plus tard) finissent d’en faire un véritable moment pop et ‘a e s t h e t i c’ .

Gundam Turn A – Le Retour du Roi.

Le nouveau millénium sonne le retour de Tomino sur Gundam.

Entre temps, la franchise avait connue ses premières série AC avec des top commerciaux (Wing) et des flops (After War, X).

Au delà de ses qualités indéniables en terme d’animation, elle reste l’une des séries les plus accessibles de Tomino. On sent que le monsieur brouille un peu les pistes avec son Turn A mais on se rend rapidement compte que le maître-mot de la série est dans le titre « Réunification » . Si cela est assez clair dans l’intrigue, il est aussi en toile de fond, le monsieur voulant de nouveau réunifier la timeline de la franchise.

Gundam-san – Le Hobbit

Parce-qu’on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui. Qui mieux qu’un GunOta comme Owada Hideki (Dai Mahou Touge ou Legend of Koizumi) pour nous accompagner.

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